Jardins de la Paix : Les Dimensions de la Paix
Chemin rural, 80860 Noyelles-sur-Mer
Météo : Que faire dans la Somme (80) quand il pleut · quand il fait chaud
Site culturel, Parc, Parc et jardin - Jardin de la Paix chinois Les dimensions de la Paix Tian Tian, Di Wang, Junmin Chu, Laurent Gouyou-Beauchamps Le visiteur est invité à emprunter le chemin d’ardoises, qui mène jusqu’à un banc en pierre : sur la surface est retranscrite en caractères chinois une partie du journal de Gu Xingqing (membre du Chinese Labour Corps et seul auteur chinois d’un livre sur la Première Guerre mondiale). Cet extrait raconte la célébration de la fin de la guerre. Pendant la Grande Guerre, Noyelles abrita une importante base arrière britannique, dont un camp de travailleurs chinois. 80 000 travailleurs chinois sont passés par ce camp. En 1921, le gouvernement britannique décida l’édification d’un cimetière chinois à Nolette, à l’emplacement de l’ancien camp. 841 travailleurs chinois sont enterrés dans ce cimetière. La plupart travaillait dans ce camp entre 1917 et 1919. Situé devant le cimetière, au niveau du parking, le Jardin de la Paix chinois « peut servir de pont qui relie des souvenirs et des lieux éloignés, d’où l’imagination peut sauter librement entre les dimensions divergentes de cette histoire, pour mesurer et réfléchir sur l’éternelle question de la paix. Le jardin est tranquillement et parfaitement imbriqué dans les champs environnants. Il disparaît presque dans le vaste paysage agricole, comme les souvenirs de la guerre et les âmes qui reposent ici. En même temps, le jardin évoque poétiquement le paysage plus large de la mémoire. Une étroite allée de sable nous mène du parking au jardin, se fondant dans les champs ouverts et doucement vallonnés qui l’entourent. L’allée passe devant la remarquable arche du cimetière sur la droite, et les murs du cimetière apparaissent indistinctement à travers les hautes cultures qui composent la majeure partie du jardin. Après être passé devant l’arche, le chemin se divise en deux : l’un se courbe vers l’arche, conduisant le visiteur dans le cimetière ; l’autre se dirige vers le cœur des champs, vers l’Est. La curiosité entraîne le visiteur au bout du “chemin de la mémoire” où il trouve un banc de pierre. Le visiteur est invité à s’asseoir seul et à faire une pause. À sa droite, les doigts du visiteur assis sur le banc touchent des mots gravés sur la surface du banc, entrelacés de petits caractères chinois et leur traduction française. Il s’agit d’une introduction du journal de Gu Xingqing, le traducteur du Labour Corps, qui décrit un spectacle extraordinaire de célébration à la fin de la guerre.
Source : DATAtourisme - ADRT80