Top 8 des parcs et jardins du Pas-de-Calais où la nature prend son temps
19 octobre 2026 · La rédaction de Sortir dans les Hauts-de-France · Pas-de-Calais
Dans le Pas-de-Calais, les jardins ne se contentent pas d’être beaux : ils racontent des histoires, défient les saisons ou transforment la balade en expérience. Voici huit endroits où la main de l’homme et la nature composent ensemble, chacun à leur manière.
1. Jardin des Collines – Œuf-en-Ternois
Ici, ce n’est pas la taille qui compte, mais la rareté. Avec ses 2000 espèces de vivaces et 330 variétés de bambous, ce jardin-pépinière est un laboratoire à ciel ouvert. Les connaisseurs viennent y chercher des plantes introuvables ailleurs, adaptées au climat local. Pas de mise en scène spectaculaire, juste une collection patiemment assemblée, où chaque massif révèle une surprise botanique.
2. Reflets de Jardin – Penin
L’eau y est reine, mais discrète. Les bassins ne servent pas de décor : ils captent la lumière et la renvoient en éclats mouvants, comme pour rappeler que le jardin vit au rythme des saisons. Les vivaces et les arbustes rares s’y marient sans artifice, créant des tableaux changeants où le parfum compte autant que la couleur. On y flâne, mais on y observe aussi – surtout quand les reflets brouillent les limites entre ciel et terre.
3. Jardins médiévaux du Château de Fressin – Fressin
La forteresse impose son silence, et les jardins qui l’entourent en gardent quelque chose. Pas de massifs impeccables ici, mais des thèmes qui évoquent le Moyen Âge sans tomber dans le pastiche : plantes tinctoriales, simples médicinales, herbes oubliées. Le site joue la carte du mystère, avec des allées qui serpentent entre les ruines et des recoins où l’on s’attend presque à croiser un alchimiste. L’histoire n’est pas un décor, elle imprègne chaque pierre et chaque feuille.
4. Le jardin du château Flore – Humerœuille
Le labyrinthe végétal n’est pas un gadget : il sert de transition entre la cour champêtre et l’arboretum, comme une invitation à se perdre avant de se retrouver. Les buis et les lavandes tracent des chemins précis, mais c’est la diversité des essences qui surprend – des hautes futaies aux « chambres de verdure » parfumées, où l’on devine l’influence d’un paysagiste qui a voulu jouer avec les volumes et les odeurs. Un jardin qui se découvre autant qu’il se parcourt.
5. Les Jardins de la Chartreuse de Neuville – Neuville-sous-Montreuil
La tradition monastique n’y est pas un folklore : elle structure l’espace. Le potager, les plantes médicinales et le cloître végétal ne sont pas juxtaposés, mais liés par une logique de contemplation. On y vient pour marcher, certes, mais aussi pour comprendre comment un jardin peut être à la fois utile et apaisant. Les murs de la chartreuse encadrent le paysage, comme pour rappeler que la nature, ici, est une alliée de la spiritualité.
6. Jardins du château d’Authie – Conchil-le-Temple
Le contraste entre le jardin anglais et le potager à la française résume à lui seul l’histoire des lieux. D’un côté, des topiaires taillés au cordeau et des arbres centenaires ; de l’autre, des massifs plus libres, où la fantaisie anglaise a adouci les lignes rigides. Les deux styles coexistent sans se heurter, comme si le temps avait patiné leurs différences. Un équilibre rare, entre héritage et modernité paysagère.
7. Les Jardins de Séricourt – Séricourt
Vingt-cinq jardins en un seul, et pourtant pas de fouillis. Yves Gosse de Gorre a conçu chaque espace comme une scène, avec des effets de perspective, des jeux de lumière et des ambiances qui basculent d’un pas à l’autre. On passe du ludique au poétique sans transition, comme dans un rêve éveillé. Le jardin ne se contente pas d’être beau : il raconte une histoire, et le visiteur en devient le personnage.
8. Jardin Euphonie – Tigny-Noyelle
Le seul jardin japonais du Pas-de-Calais, et il se mérite : réservé aux festivaliers pendant une dizaine de jours en mai. Mais quelle récompense ! Le pavillon de thé, l’autel shintoïste et le bain japonais ne sont pas des éléments décoratifs, mais des invitations à ralentir. Les 100 espèces de plantes et le plan d’eau créent une atmosphère où chaque détail compte. Un lieu éphémère, mais dont l’esprit reste ancré dans le paysage.