Ce week-end dans la Somme : entre fraternité, artisanat et rencontres qui font du bien

4 novembre 2026 · La rédaction de Sortir dans les Hauts-de-France · Somme

Ce week-end dans la Somme : entre fraternité, artisanat et rencontres qui font du bien

Le week-end du 6 novembre 2026 dans la Somme s’annonce comme une parenthèse où l’on prend le temps — le temps de rire entre sœurs, de flâner entre les stands d’artisans, ou simplement de trinquer en bonne compagnie. Pas de grand spectacle tapageur, mais des propositions qui misent sur l’essentiel : des émotions justes, des savoir-faire locaux, et ces petits riens qui transforment une sortie ordinaire en moment mémorable.

Quand la scène raconte nos histoires de famille

À Naours, le spectacle « Toi M’aimes ! » promet de toucher là où ça fait du bien : dans les non-dits et les fous rires des fratries. Deux comédiennes y explorent, depuis un fauteuil à double-face, cette relation unique où l’on se bouscule autant qu’on se protège. Le sujet n’est pas neuf, mais c’est justement sa banalité qui le rend universel. Qui n’a jamais envié la place de l’aînée, ou rêvé d’être enfin « la grande » ? La pièce, jouée le 5 novembre, évite le mélodrame pour privilégier l’humour et les quiproquos. Une façon de rappeler que grandir ensemble, c’est aussi accepter de se perdre un peu en route.

L’artisanat du Santerre, ou l’art de faire durer les traditions

À Chaulnes, le Sarcom fête sa 29ème édition sous un chapiteau de 3 000 m². Ce salon n’est pas qu’une vitrine pour 98 exposants : c’est un rendez-vous où l’on vient autant pour acheter que pour échanger. Les soirées festives du vendredi et du samedi ajoutent une touche conviviale à l’événement, comme si l’on prolongeait l’esprit des marchés d’autrefois, où l’on prenait le temps de discuter avant de repartir les bras chargés. Parmi les stands, on imagine des poteries, des créations textiles ou des spécialités locales — autant de savoir-faire qui résistent à l’uniformisation des grandes surfaces. Un bon prétexte pour soutenir ceux qui perpétuent ces métiers, tout en glanant des idées de cadeaux de Noël en avance.

Rencontres et musique : quand le hasard fait bien les choses

Si vous cherchez à élargir votre cercle, les apéros célibataires organisés à Amiens, Péronne, Montdidier et Abbeville offrent une alternative rafraîchissante aux applications de rencontre. Ici, pas d’algorithme, mais une passion commune pour la randonnée comme point de départ. L’idée est simple : se retrouver autour d’un verre pour échanger sur ses itinéraires préférés, ses coins secrets, ou ses projets de balades. Une façon de lier l’utile à l’agréable, en misant sur ce qui nous fait bouger plutôt que sur les apparences. Et si l’étincelle ne jaillit pas, au moins aurez-vous peut-être glané un nouveau spot pour vos prochaines escapades.

Côté musique, la La Lune des Pirates à Amiens mise sur un duo audacieux pour clore la semaine : Moreish Idols, quintet britannique d’indie rock, suivi d’un DJ set par Joie de Décevoir. Le groupe, signé sur le label Speedy Wunderground, a su se faire une place dans la scène rock avec un son qui oscille entre énergie brute et mélancolie. Une soirée qui s’annonce comme un voyage, entre les riffs entraînants des Britanniques et les beats plus électroniques de l’aftershow. À noter aussi, à Abbeville, une soirée rétro où les paillettes et les fleurs géantes sont les bienvenues — l’occasion de ressortir ses vieilles vestes à franges et de danser sur les tubes des années 70.

Un week-end pour se souvenir, aussi

À Tincourt-Boucly, le Pays d’art et d’histoire propose une conférence sur les soldats indiens engagés dans la Bataille de la Somme, à l’occasion du 110ème anniversaire de cet événement. Un sujet rarement abordé, qui rappelle que cette guerre fut aussi un choc des cultures, bien au-delà des frontières européennes. La veillée commémorative au cimetière militaire britannique qui suivra permettra de mettre des visages sur ces destins oubliés. Une façon de ne pas réduire l’Histoire à une simple date, mais de lui redonner sa dimension humaine.

Et si on prolongeait la balade ?

Pour ceux qui voudraient ajouter une touche de sérénité à leur week-end, les abbayes de la Somme offrent des échappées hors du temps. À Valloires, l’abbaye cistercienne du XVIIIème siècle, seule complète en France, impressionne par son architecture sobre et ses jardins soignés. Un lieu où l’on vient autant pour se recueillir que pour admirer le travail des moines qui, au fil des siècles, ont façonné ce havre de paix. À Corbie, l’abbatiale Saint-Pierre, avec sa façade gothique imposante, rappelle le rayonnement de l’abbaye bénédictine qui domina autrefois l’Europe. Enfin, à Saint-Riquier, l’abbatiale mêle les styles gothiques avec une statuaire intérieure d’une grande finesse — un vrai livre d’histoire à ciel ouvert.

Quant à Albert, son circuit de randonnée urbaine « Histoire et Nature » permet de découvrir la ville autrement, en suivant un parcours de 6,5 km qui mêle patrimoine et paysages. Une balade accessible à tous, idéale pour digérer les excès du Sarcom ou simplement prendre l’air entre deux visites.

Notre coup de cœur : l’exposition de Didier Van Dorn au Crotoy

Parmi toutes ces propositions, c’est l’exposition « La Poésie à l’Œuvre » à la Galerie Le Saint-Michel qui retient particulièrement notre attention. Didier Van Dorn, artiste roubaisien, y présente ses peintures et aquarelles jusqu’au 11 novembre. Ce qui frappe chez lui, c’est cette capacité à capturer l’éphémère : une lumière qui danse sur l’eau, un visage saisi dans un instant de grâce. Ses œuvres ne crient pas, elles murmurent, et c’est justement ce qui les rend attachantes. Une exposition à voir sans précipitation, en laissant le temps aux détails de se révéler. Parfait pour un après-midi d’automne, quand la lumière rasante du Crotoy donne aux paysages des airs de carte postale.

Pour en savoir plus

← Toutes nos actualités

🎉 Vous organisez un événements ?

Partagez votre événements gratuitement sur notre site et touchez des milliers de visiteurs intéressés.

➕ Ajouter mon événement